L’envie de nouvelles expériences, d’une carrière rapide et l’évolution éclair de certaines start-up augmentent de jour en jour la mobilité professionnelle. En 2011, les employés hésitent de moins en moins avant de changer d’entreprise voire de secteur d’activité. Une étude menée à l’échelle européenne a d’ailleurs montré il y a quelques mois, qu’en Suisse, les trentenaires ont déjà davantage d’expérience en -matière de mobilité professionnelle que leurs aînés qui ont vingt ans de plus! Au cœur de tous ces mouvements, le service des ressources humaines se doit d’être très réactif.

Ne plus gérer du personnel mais des personnes

Il est bien loin le temps où l’on considérait la force vive d’une entreprise comme une masse uniforme qui travaillait invariablement 8 heures d’affilée par jour. A l’heure de la nécessité de produire plus tout en gardant ses employés, chacun doit être considéré comme un individu à part entière. Les Ressources humaines doivent alors se soucier de sa formation, de son ambition, de sa santé voire de sa vie de famille. Et puis lorsqu’il s’en ira, il faudra rapidement le remplacer et, par conséquent, adapter son poste de travail à une nouvelle personnalité. Plus fort encore, le collaborateur est considéré comme un client puisque les sections marketing des RH se développent à vitesse grand V. Il s’agit alors de promouvoir une image de marque attrayante de l’entreprise en tant -qu’employeur afin d’attirer puis fidéliser les travailleurs. 

Place à la créativité

En plus d’être un psychologue, un sociologue, un homme de marketing, un juriste, un financier, un pédagogue et un informaticien, le gestionnaire du personnel devra maintenant innover. C’est grâce à cela que son entreprise continuera à être bien vue et pourra ainsi compter sur des talents forts. Vous l’aurez compris, ces nouvelles manières de travailler représentent un défi passionnant mais bien délicat.