Avec l’European Credit Transfer and Accumulation System, chaque cours ou module se voit attribuer un certain nombre de crédits en fonction du poids de travail qu’il implique pour l’étudiant, par rapport au volume global de travail nécessaire pour réussir une année d’études complète.

Le poids de travail inclut toute activité faisant partie de la formation d’un étudiant au sens large, des cours et séminaires aux travaux pratiques, en passant par le travail préparatoire en bibliothèque ou les stages et activités pratiques.

Dans le cadre du système ECTS, 60 crédits représentent le volume de travail d’une année académique, donc entre 1500 à 1800 heures de travail. Par conséquent, au terme d’une certaine période de formation qu’il aura choisie, un étudiant obtiendra un diplôme dans une structure académique classique ou dans une école privée puis pourra poursuivre son parcours académique, à travers toute l’Europe.

Génération mobile

L’ECTS est étroitement lié à la modernisation de l’enseignement supérieur en Europe. Il s’agit d’un instrument central du fameux processus de Bologne, qui vise à rendre les systèmes nationaux plus compatibles.

C’est surtout une adaptation du système d’étude à une génération qui cherche à gagner en mobilité et à vivre diverses expériences académiques au sein de différentes cultures. Mieux encore, la transparence nécessaire au ECTS permet une flexibilité du parcours de l’étudiant qui peut ainsi intensifier ou calmer son rythme d’étude plus facilement.

Un fonctionnement transparent

L’étudiant qui souhaite partir étudier à l’étranger devra respecter certaines étapes. Avant son départ, il fixera avec l’aide du responsable du service des relations internationales de son université ou de son école les cours qu’il souhaite suivre dans l’université choisie.

A la fin du semestre ou de l’année, l’université qui l’aura accueilli délivrera un relevé de notes officiel indiquant l’intitulé des cours suivis et surtout les crédits affectés à chaque cours selon les résultats enregistrés par l’étudiant.

Ce sera ensuite à l’établissement d’origine de reconnaître le nombre de crédits obtenus ou non par l’étudiant. S’il lui manque des crédits, il pourra toujours les récupérer tôt ou tard afin d’obtenir son diplôme.

Enfin, s’il souhaite se lancer dans la vie active et reprendre des études par la suite, c’est possible puisque tout crédit validé est acquis à vie.