Vendre, lire, surfer sur les réseaux sociaux. Nous faisons tellement de choses sur Internet, qu’y suivre des études est assez banal. Pourtant, ce moyen d’apprentissage est peu valorisé en Suisse, malgré une volonté politique.

Complémentarité de la méthode

En 1999, le parlement a approuvé la mise en place du programme Swiss Virtual Campus (SVC); 30 millions de francs suisses ont été investis entre 2000 et 2003. Le but: développer des plateformes d’apprentissage en ligne au sein des hautes écoles suisses. Mais au final, l’e-learning n’a pas apporté de révolution. Il a plutôt renforcé les pratiques de l’enseignement traditionnel. Ainsi, presque toutes les universités et hautes écoles suisses ont aujourd’hui leur plateforme d’apprentissage. Le portail MyUNIL de l’Université  de Lausanne, ou la plateforme DOKEOS de Genève en sont des exemples. 

Peu de cursus à distance

Cependant, outre la Haute école suisse spécialisée à distance (FFHS) ou la formation universitaire à distance suisse, les cours totalement dispensés à distance sont en général liés à la formation continue. De plus, ils demandent un suivi personnalisé des étudiants et ne sont efficaces que pour les petits groupes d’élèves. Au final, apprendre à distance n’est pas moins cher. Mais les formations à distance demandent une grande flexibilité, qualité appréciée dans le monde professionnel.