Une formation de haut niveau

De l’ancien français engigneor, constructeur d’engins de guerre, avec l’influence de s’ingénier, le terme ingénieur désigne, selon le Larousse, une personne que ses connaissances rendent apte à occuper des fonctions scientifiques ou techniques actives en vue de prévoir, créer, organiser, diriger, contrôler les travaux qui en découlent, ainsi qu’à y tenir un rôle de cadre.
 

En Suisse, il existe deux filières de formation des ingénieurs: les écoles polytechniques fédérales (EPF en français et ETH en allemand) qui se concentrent sur les sciences fondamentales ainsi que les hautes écoles spécialisées (HES) pour lesquelles l’accent est mis sur les sciences appliquées.
 

Il existe une grande variété de métiers d’ingénieur couvrant de nombreuses disciplines, souvent très différentes les unes des autres, telles que la chimie, la physique, la mécanique, la finance, les biotechnologies, le génie civil, l’agronomie ou l’informatique pour n’en citer que quelques-unes.

Maîtrisant parfaitement la science qu’ils ont choisie, les ingénieurs jouent un rôle essentiel dans notre société que ce soit au niveau du génie civil, de la sécurité, de la santé, de la mobilité, des nouvelles technologies, de l’industrie, de l’agriculture ou de l’énergie.

Un métier aux multiples facettes

Puisque le métier de base de l’ingénieur consiste à résoudre des problèmes concrets et souvent complexes, il doit bien sûr disposer de connaissances techniques poussées pour agir en fonction des contraintes et des réalités industrielles mais aussi, pour pouvoir honorer les différentes responsabilités qui lui incombent, de qualités humaines car l’ingénieur se doit d’être un meneur et un gestionnaire, ouvert aux réalités humaines.

L’expertise technique ne suffit donc pas et il doit faire preuve d’une force mentale et d’une autonomie de travail importantes. Flexibilité et adaptabilité sont deux autres qualités demandées car les horaires de travail sont généralement variables en fonction des projets et des missions.

La Suisse manque d’ingénieurs

Le métier d’ingénieur occupe une place grandissante dans notre économie étant donné l’importance croissante de la science, de la technologie et de la numérisation dans notre société.  

D’après les dernières données de l’OCDE, 2,6% des salariés en Suisse sont des ingénieurs (la moyenne européenne étant de 2,14%). Dans notre pays, malgré un enseignement d’une qualité rare, on manque pourtant cruellement de ces talents.

Selon le Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO), la situation serait même plus préoccupante que dans les sphères de la direction, du secteur de la santé ou de l’informatique.

Grâce à la libre circulation des personnes, cette demande accrue pouvait être couverte avant tout par l’immigration. La proportion d’étrangers est donc élevée dans les métiers d’ingénieur avec une part de 37%.

Une étude sur les besoins de main-d’œuvre en Suisse, faite par l’Université de Bâle en 2014 (Wünsch et al.), montre qu’avec une croissance économique de 2% et une immigration nette de 40 000 personnes par an, il pourrait manquer entre 20 000 et 50 000 ingénieurs à long terme. Il n’y a absolument aucun doute que cette pénurie structurelle constitue un frein au développement et à l’innovation de notre pays.

Des opportunités alléchantes

L’environnement de travail de l’ingénieur est varié et il peut se retrouver aussi bien dans des entreprises industrielles, qu’au service de l’Etat, dans des établissements hospitaliers ou encore dans des organismes bancaires et d’assurances qui ont besoin de personnel capable de modéliser leurs risques.

Si l’envie d’exotisme vous prend, sachez que le profil très recherché de ces talents peut également ouvrir des portes à l’international dans les pays en forte croissance et où l’offre locale d’ingénieurs manque.

Un niveau de vie bien supérieur à la moyenne

Les études scientifiques et qui plus est, les études d’ingénieurs qui dure cinq ans, ne sont pas toujours une partie de plaisir, cela est de notoriété publique.

Mais une fois cette dure période passée, les diplômés jouissent généralement d’une forte sécurité de l’emploi étant donné les défis actuels (technologiques, informatiques ou environnementaux) auxquels notre société doit faire face.


Au niveau des salaires, on observe de grandes différences en fonction des spécialisations d’ingénieurs mais avec une constante: plus l’entreprise est grande, plus le salaire de l’ingénieur est élevé.
 

Pour citer quelques chiffres avancés par Swiss Engineering UTS, pour des ingénieurs de moins de 35 ans, le salaire de base est de 84 000 francs suisses pour les titulaires d’un bachelor ou master HES, alors qu’il est de plus de 100 000 francs suisses pour les titulaires d’un diplôme HES/ETS, d’un master d’université ou d’une école polytechnique fédérale ou d’un doctorat.

En fin de carrière, le salaire est en général de CHF 145 000.-. Au vu de ces chiffres, cinq années d’études, même difficiles, sont vite passées, non?