La Suisse reste un pays modèle en matière d’apprentissage. Quelles sont les clés du succès de ce système encore aujourd’hui?

Qui dit formation professionnelle suisse, dit entreprise et école professionnelle. D’où le lien avec la pratique et le marché du travail. Les jeunes ont le choix entre plusieurs professions et s’intègrent tôt dans un contexte professionnel.

Les multiples passerelles de notre système éducatif sont un atout pour l’économie et la société: faible taux de chômage (des jeunes), relève en personnel qualifié, stabilité sociale.

Une orientation fiable, précise et en accord avec le marché est essentielle. Comment est-elle assurée en Suisse et comment évolue-t-elle à l’heure actuelle?

Notre formation professionnelle s’adapte aux besoins du marché du travail. Il s’agit de former du personnel là où il y a un besoin. Les contenus des formations sont définis par les branches. C’est là la garantie pour les professionnels d’avoir les compétences recherchées.

En quoi la possibilité des passerelles multiples intégrant apprentissages et maturités est-elle essentielle à vos yeux?

« Les multiples passerelles de notre système éducatif sont un atout pour l’économie et la société…  »

Ces passerelles font la spécificité de notre système éducatif. Elles permettent à la formation professionnelle d’offrir de bons débouchés.

Toutes les portes sont ouvertes à un jeune qui a suivi une formation professionnelle initiale: formation professionnelle supérieure, haute école spécialisée par le biais de la maturité professionnelle ou université grâce à un examen complémentaire.

Comment voyez-vous l’évolution à moyen terme du système de formation helvétique? Doit-il se confronter à de nouveaux défis?

Evolution démographique, besoin en personnel qualifié et rôle de l’innovation dans les entreprises sont quelques-uns des défis. Pour y faire face, il faut un personnel suffisant avec les qualifications adéquates.

Notre mission est de permettre aux profils les plus variés de se former tout en développant notre système selon la complémentarité formation professionnelle/formation académique.

Quel est aujourd’hui le message fort que vous souhaitez transmettre aux étudiants et apprentis suisses?

Avoir un diplôme du degré secondaire II et s’insérer dans le monde du travail. Ce n’est pas tant la voie, formation professionnelle ou générale, qui compte que la possibilité de faire ce que l’on a envie de faire. Avec passion. Il faut donc bien choisir sa formation.