La protection de la santé physique et mentale des travailleurs est une obligation légale des employeurs.  La santé doit être considérée dans ses dimensions biologiques, psychologiques et sociales. Nous avons rencontré le professeur Daniel Ramaciotti, professeur associé en ergonomie à l’Université de Neuchâtel, ingénieur de sécurité SSST, hygiéniste du travail SSHT et fondateur -d’ERGOrama.

Prendre soin de son personnel

Il s’agit tout d’abord de prévention. Elle peut être primaire lorsque l’objectif est d’éviter l’accident ou la maladie liée au travail. Cette prévention devient secondaire si les effets néfastes de l’environnement professionnels sur l’employé sont maîtrisés. Enfin, on la qualifiera de tertiaire quand une structure médico-sociale ou autre s’adressera au salarié pour traiter atteintes et séquelles et éviter la poursuite d’un processus destructeur, physiquement et/ou mentalement. La prévention est -optimale dans la mesure où l’équipe dirigeante est consciente des risques psychosociaux et musculo-squelettiques que peut exercer un environnement de travail inadapté. Grâce par exemple à des enquêtes santé et diagnostics. Attention à une prévention globale qui viserait à appliquer de manière trop rigide les mesures de sécurité publique.

La notion d’ergonomie

Au sein d’une entreprise, la construction collective de solutions, associant hiérarchies, concepteurs, opérateurs et utilisateurs est la source du succès. L’ergonomie est une discipline avec pour objectif l’optimisation du fonctionnement de structures de travail en adaptant l’environnement professionnel à l’employé. Ainsi, le management, les tâches, l’aménagement des postes de travail et du temps de travail ainsi que les outils utilisés se doivent d’être pensés en adéquation avec la personnalité du travailleur. Minimiser les erreurs organisationnelles, ou du moins en réduire l’impact, -permet à l’employé d’évoluer dans un cadre moins contraignant sans altérer sa production, bien au contraire, avec de moindres fatigue, stress et pathologies. 

Outils de gestion de la santé au travail

Comme nous le confie le professeur Daniel Ramaciotti, «il existe des méthodes ergonomiques et épidémiologiques pour la gestion de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que pour l’aménagement du temps de travail, par exemples». Ces méthodes permettent une gestion intégrée de la santé et de la sécurité au travail, facilitent ainsi l’identification des dangers, l’analyse des risques et un suivi des mesures de prévention. Il devient donc possible d’évaluer et d’optimiser l’importance de la charge de travail et l’impact des horaires.