Thabo Sefolosha. Il y a des noms que le sport n’oubliera pas. Il est le premier Suisse à évoluer en NBA, la célèbre ligue de basketball nord-américaine: deux saisons et demie chez les Bulls pour un contrat de plus de 3 millions de francs. On se souviendra aussi des origines du joueur métis au jeu incisif (on le surnomme Swiss Knife aux Etats-Unis). Sud-africain par son père, Suisse par sa mère: deux nations qui ne partagent pas un grand amour pour le parquet. Et pourtant! Beaucoup de jeunes se sont découverts, en le prenant comme modèle, un intérêt insoupçonné pour le basket.

Cinq saisons en NBA

Mais la page Thabo n’est pas encore tournée. Au contraire. Le jeune veveysan découvre cette saison la Conférence Ouest. C’est sa troisième saison avec les Thunder d’Oklahoma City, actuellement en milieu de classement. Thabo a moins de vingt-sept ans et bientôt cinq saisons de NBA dans les jambes. En 2006 encore, il était à New York pour les recrutements, après un passage en France et en Italie. «Les choses sont allées vite, reconnaît le sportif. J’ai eu de la chance. Je considère cette nouvelle équipe comme un défi. Elle est jeune mais a du potentiel». A force de persévérance et de travail, le rêve du Suisse s’est concrétisé. A dix ans, lorsqu’il ne jouait pas contre son frère Kgomotso, le petit Thabo faisait des collages. Il lui est arrivé de mettre sa tête à la place de celle de Michael Jordan. Treize ans plus tard, il intégrait l’équipe que le meilleur joueur de tous les temps avait quittée dix ans plus tôt. «Mon rêve, je le vis. J’essaie donc d’apprécier chaque instant», explique celui qui a fait ses débuts au Riviera Basket.

Des camps pour la passion

Même si sa vie a changé, le sportif – père de deux petites filles – reste accessible et humble. Il attache de l’importance aux valeurs familiales et à la transmission de sa passion. C’est pour cette raison qu’il organise des camps. Le «Camp Thabo Sefolosha» justement, se déroulera du 4 au samedi 16 juillet prochain à Blonay. Durant deux semaines, des jeunes âgés de 8 à 22 ans bénéficieront d’un entraînement de qualité. Et pourront surtout côtoyer le champion.