A votre avis, quelles seront les carrières les plus prometteuses et les plus convoitées à l’avenir?

Une analyse des données des membres révèle que les spécialistes en informatique, les cadres du marketing ou de la communication ainsi que les cadres des RH sont toujours très demandés dans la région germanophone de Suisse ainsi qu’en Allemagne et en Autriche.

Nous basons notre évaluation sur plusieurs points de données, par exemple le nombre de postes créés dans un domaine spécifique ou la rapidité avec laquelle les employés sont promus.

Quel impact la numérisation a-t-elle sur les carrières et la formation?

De nos jours, le progrès est si rapide que les employés doivent sans cesse maintenir la cadence et adopter les nouveautés.

C’est pourquoi il est crucial pour les entreprises de toujours proposer des formations à leurs employés afin d’exploiter au maximum les nouvelles opportunités et déceler les nouvelles
tendances.
 

L’apprentissage à vie n’est plus juste une mode, c’est devenu un must.
 

Quel est votre conseil à l’étudiant qui prépare sa future carrière?

Je ne pense pas qu’il soit encore possible de nos jours de planifier sa carrière entière. Au contraire, je conseillerai plutôt de faire ses choix des prochaines étapes de manière réfléchie.

Les étudiants devraient commencer à construire leur réseau durant leurs études, créer d’emblée une identité numérique personnelle forte, garder un œil sur les thèmes et les tendances partagés par des professionnels accomplis dans leur domaine d’expertise, et surtout ne jamais cesser d’apprendre.

Ainsi, ils seront en mesure d’identifier les nouvelles opportunités avant leurs concurrents et prêts à les saisir.

Comment le recrutement en ligne évoluera-t-il?

Aujourd’hui, des réseaux professionnels permettent d’identifier facilement les candidats avec l’expérience nécessaire, d’excellentes compétences et recommandés par leurs collègues ou d’anciens supérieurs.

Les ressources humaines gagnent ainsi du temps, qu’elles peuvent ensuite investir dans l’optimisation de la marque de l’employeur ou d’autres parties du processus de recrutement.
 

Je suppose que le processus de recrutement devient ainsi plus personnel. Les données LinkedIn suggèrent que les compétences relationnelles gagnent en importance, raison pour laquelle les chasseurs de têtes doivent vraiment connaître leurs candidats.
 

Dans le même temps, la disponibilité accrue des données permettra à l’intelligence artificielle de prendre en charge les parties du processus de recrutement qui peuvent être automatisées.

Comment évaluez-vous le problème des «compétences mal attribuées» en Suisse?

La numérisation requiert de nouvelles compétences, et vite. En effet, le progrès technologique rapide implique que nos compétences actuelles pourraient ne plus correspondre à celles demandées aujourd’hui.

La bonne nouvelle, c’est que la technologie nous permet également de développer ces nouvelles compétences. De nos jours, il existe tellement de façons différentes d’apprendre.

Dès que les compétences sont à jour, il convient de les partager sur les profils professionnels afin que les recruteurs puissent réattribuer les compétences dans les entreprises pour lesquelles ils travaillent.

Que conseillez-vous à quelqu’un qui souhaite donner une nouvelle orientation à sa carrière?

Tout d’abord, il ne faut surtout pas avoir peur. Les carrières ne sont plus linéaires, de nouvelles opportunités émergent tous les jours. Si vous pensez avoir trouvé la bonne branche, connectez-vous avec des professionnels qui ont déjà travaillé dans ce domaine.

Voyez ce qu’ils partagent. Tentez de jeter un œil dans les coulisses des entreprises pour lesquelles ils travaillent. Bon nombre d’entreprises ouvrent leurs portes dans le contexte de leur programme de marque, dont le but est de vous encourager à rejoindre leurs rangs.

Dans ce cadre, j’aimerais évoquer une nouvelle fonction de LinkedIn appelée «Career Advice» qui permet de se connecter plus facilement avec d’autres membres pour échanger des conseils en matière de carrière.