«Le métier d’esthéticienne n’a plus rien à voir avec ce qu’il était il y a 40 ans ni même il y a 10 ans. Il est temps que la profession soit respectée et reconnue pour sa vraie valeur: être Esthéticienne Dermo-Hygiéniste c’est être une véritable professionnelle de la beauté et du bien-être, capable de répondre aux exigences des nouvelles approches des soins de la peau.», affirme d’emblée Marisa Treccani, la directrice de l’école Esthélite. Elle y forme des esthéticiennes dermo-hygiénistes grâce à un programme qui couvre toutes les connaissances indispensables à une pratique moderne des soins, dans le respect des nouvelles règles et exigences de la profession. De l’anatomie à la physique, en passant par la chimie et la dermatologie, l’enseignement que doit recevoir aujourd’hui une esthéticienne est très large car la profession implique désormais une responsabilité de résultat mais également un rôle crucial sur la santé cutanée voire générale des clients. Une école se doit donc de dispenser des cours qui permettront aux nouvelles et nouveaux professionnels d’être performants et d’avoir du succès dans leur travail en toute sécurité. La profession d’esthéticienne est également
accessible via un CFC. C’est d’ailleurs la voie généralement empruntée par les jeunes adultes qui quittent l’école obligatoire. Le bémol est alors que la qualité de formation et la future polyvalence dépendent de l’institut dans lequel l’apprenti sera
formé.

Travail et liberté

L’un des principaux avantages de ce secteur d’activité est la possibilité de devenir facilement indépendant. La diversité du domaine et la forte
demande des consommateurs permettent d’envisager de travailler dans différents secteurs de la beauté tels que la représentation pour une marque, la collaboration avec des dermatologues ou de se spécialiser dans le maquillage permanent, l’épilation définitive ou encore le stylisme ongulaire. 

Dans l’air du temps

Le rôle de l’apparence dans notre société n’est plus à discuter. En plus, avec la démocratisation de beaucoup de soins simples à utiliser chez soi, les esthéticiennes se voient demander des gestes davantage spécialisés. Par conséquent, l’image négative de l’esthéticienne peut s’effacer au profit d’une considération à la hauteur des défis que comporte le secteur. «Je rêve maintenant d’avoir une classe dans laquelle il y aura des garçons. Je suis persuadée que cette profession peut les intéresser si la formation est à la hauteur. Ils apporteraient réellement quelque chose à la profession et je prédis un grand succès à ceux qui oseront aujourd’hui s’affranchir des clichés.», pronostique Marisa Treccani.