Disposer de compétences adéquates est crucial pour notre économie, parmi les plus compétitives au monde et axée sur l’innovation. Les fondations doivent être correctement posées dès la scolarité obligatoire. Or, à cet égard, une majorité d’entreprises estiment qu’il est urgent d’améliorer la maîtrise de la langue maternelle et des -mathématiques.

Au niveau de la formation supérieure ensuite, il est capital de préserver une indépendance maximale des hautes écoles et des universités, favorisant ainsi une saine concurrence entre elles et partant, une qualité élevée. Bien qu’étant le premier employeur de diplômés, les milieux économiques n’ont actuellement qu’une voix consultative au chapitre, sans aucun droit de codécision. Une situation paradoxale qu’il convient de corriger.

Enfin, l’économie helvétique ne peut s’imposer face à la concurrence internationale qu’à condition de bénéficier d’un marché du travail flexible et ouvert. Force est de constater que celui-ci est exigu, de sorte que dans certains corps de métiers on ne trouve pas de personnel. C’est pourquoi l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne est essentiel pour nos entreprises. 

Garantir une formation de qualité en Suisse, répondant aux besoins de l’économie et bénéficier de la libre circulation pour trouver les compétences spécifiques à l’étranger lorsqu’elles ne sont pas disponibles en Suisse, telles sont les conditions nécessaires pour assurer la croissance et l’emploi.